PARTIE 2: Toulouse > Bilbao

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Avec Jean-Baptiste, un ami du lycée. 8 jours de vélo, 631 km.

  • 4 août 2018: Arrivée à Toulouse en train
    Quand la SNCF ne prévoit que deux petits wagons pour la ligne Hyères – Marseille en plein chassé-croisé de vacanciers, forcément ça se bouscule… et on entend des « Il est à qui ce p***** de vélo?? »
  • 5 août 2018: Toulouse > Lamagistère
    Distance: 93 km (Depuis le début: 664 km)
    Départ de la place du Cap’, on rejoint rapidement le Canal latéral à la Garonne. Une bonne première étape, certes un peu monotone mais qui nous aura au moins permis d’être à l’ombre!
  • 6 août 2018: Lamagistère > Sos (Labeillon)
    77 km (741 km)
    Encore une vingtaine de kilomètres sur le canal, que nous quittons peu après Agen. Nous nous enfonçons dans la campagne du Lot-et-Garonne, et nous arrivons dans la jolie ferme de notre hôte Warmshowers.
  • 7 août 2018: Sos (Labeillon) > Mont-de-Marsan
    69 km (810 km)
    Nous empruntons une portion de l’Eurovélo 3, la « Véloroute des Pèlerins », piste superbement aménagée et qui s’étend de Trondheim en Norvège jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Celle-ci suit le Camino Francés, par l’intérieur des terres espagnoles, alors que nous avons privilégié l’option de la côte, c’est pourquoi nous la quittons rapidement.
    Passage obligé, Notre-Dame des Cyclistes sur la commune de Labastide-d’Armagnac. Edifice datant du XIe siècle, il devient en 1959 un véritable Sanctuaire National du Cyclisme et du Cyclotourisme sous l’impulsion de l’abbé Massie. Depuis, la chapelle a vu défiler des milliers de cyclistes amateurs, mais aussi professionnels, comme Bernard Hinault, Raymond Poulidor, Eddy Merckx, et bien d’autres, qui y ont déposé leurs maillots de course. L’intérieur de l’église est donc une sorte de musée du cyclisme, vraiment intéressant à découvrir!
  • 8 août 2018: Mont-de-Marsan > Laluque
    45 km (855 km)
    Courte étape à travers la forêt des Landes, plus grande forêt artificielle d’Europe occidentale. En effet, dès la deuxième moitié du XIXe siècle, il est décidé de planter des pins maritimes dans l’intérieur des terres, essentiellement marécageuses, pour assainir la région et améliorer les conditions d’hygiène. Malgré les incendies et les tempêtes qui l’ont touchée, la forêt tient bon, et est aujourd’hui exploitée par les industries du bois et du papier.
  • 9 août 2018: Laluque > Anglet
    105 km (960 km)
    Nous rejoignons l’Eurovélo 1 sur le littoral. Même si le trafic automobile est intense en ce mois d’août, la piste cyclable est bien protégée sur le côté de la route, et il fait bon y pédaler. Nous progressons rapidement et nous nous arrêtons à Anglet pour un jour de repos.
  • 10 août 2018: Repos
  • 11 août 2018: Anglet > Zarautz
    92 km (1 052 km)
    Fini de rigoler! Alors que les cinq premiers jours étaient relativement plats, nous voyons les montagnes se profiler de l’autre côté de la frontière. Premiers coups de pédales sur le Camino del Norte (chemin de St-Jacques longeant la côte Atlantique) avec l’ascension du terrible Pico Jaizkibel. Nous dormons dans un camping de Zarautz après un passage par San Sebastian.
  • 12 août 2018: Zarautz > Guernica
    82 km (1 134 km)
    Petit détour par la plage de Zumaia, où ont été tournées les scènes de la plage de Dragonstone dans la saison 7 de Game of Thrones.
    Sur les murs le long des routes du Pays Basque espagnol, on retrouve des messages indépendantistes, ou plutôt des messages demandant l’amnistie pour les membres de l’organisation ETA, qui pour beaucoup ont été emprisonnés après avoir déposé les armes à partir de 2011.
    Je suis surpris par la ressemblance du paysage avec la côte Californienne: des petites côtes raides qui coupent les jambes au milieu de forêts d’eucalyptus. Nous redescendons sur Guernica, tristement célèbre pour avoir été bombardée le  en pleine guerre civile par quatre escadrilles de la légion Condor de l’aviation allemande, avec l’appui d’avions de chasse italiens, en soutien au général Franco. Le chiffre donné par le gouvernement basque fait alors état de 1 654 morts et 889 blessés. A la demande du gouvernement républicain, Picasso immortalisa ces événements dans son tableau « Guernica », sans doute l’un de ses plus grands chefs-d’oeuvre.
  • 13 août 2018: Guernica > San Juan de Gaztelugatxe > Bilbao
    68 km (1 202 km)
    Ce dernier jour de vélo aurait pu être très court mais nous avons décidé (bon OK, j’ai un peu insisté) de faire un grand détour, pour passer par Gaztelugatxe. Après la plage de Zumaia, second lieu de tournage de G.O.T., avec ici les escaliers menant au chateau de Dragonstone. Construits au IXe siècle, ils mènent à une chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste. Le site de San Juan de Gaztelugatxe (en basque, Gaztelugatxeko Doniene) est absolument exceptionnel; autrefois méconnu, il est désormais envahi de touristes fans de la série, si bien qu’il est maintenant préférable de réserver (gratuitement) sa venue en ligne.
    Un dernier effort et le musée Guggenheim de Bilbao apparaît au loin: fin de la deuxième étape!
  • 14, 15 et 16 août 2018: Repos puis retour en bus
    En cette semaine du 15 août, nous avons bien cru que nous ne trouverions aucun magasin de vélo ouvert! Pour prendre le bus, il est en effet indispensable de démonter son vélo et de le mettre dans un carton dédié, et les boutiques sont généralement heureuses de s’en débarrasser. C’est finalement le dernier magasin auquel nous nous sommes rendus qui a bien voulu nous en donner un: c’était moins une!

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